Alors que les usines ont toutes accepté le lean comme faisant partie des conditions nécessaires pour produire juste et à temps, comment se fait il, qu’aujourd’hui, elles ferment leurs ateliers mettant le personnel en chômage technique ?
D’où vient l’erreur alors que l’on pensait avoir optimisé les lignes de production ?
L’erreur est d’avoir oublier la règle de la supply-chain : la résistance maximale d’une chaîne est celle du maillon le plus faible. Quel est-il ? Le plus visible est la concession.
L’objectif de la concession est de vendre un maximum de voitures. Cet objectif est assorti de niveaux permettant à la concession de gagner des voitures “gratuites”.
La concession n’hésite donc pas à acheter pour son propre compte les quelques véhicules nécessaires pour obtenir ces voitures “gratuites”. Que deviennent ces voitures sans réel client derrière ? Du stock, les fameuses voitures neuves 0km disponibles immédiatement.
L’usine produit ce qui est commandé avec pour règle : un véhicule = un client.
La concession corrompt cette règle en la transformant en : un véhicule = un client potentiel
Cette règle corrompue entraine que l’usine fait de la surproduction (un des 8 gaspillages) et augmente ses délais de livraison (encore du gaspillage) et la concession fait du stock (aussi du gaspillage)
La crise arrive, les clients se font moins nombreux, on réduit la production en tendant vers zéro. Ensuite on vend le stock disponible en concessions.
La solution : Conditionner les voitures “gratuites” au volume de vente ET à un stock zéro.
La suppression de ces voitures 0km permettrait à l’usine de reprendre sa règle, une voiture = un client et ainsi baisser les délais de livraison puisque la production n’est plus encombrée par ces fausses commandes.
Le client arrivant dans une concession ne peut avoir de voiture neuve immédiatement mais son délai pour en obtenir une est considérablement réduit. S’il ne veut pas attendre, il peut se positionner sur un véhicule d’occasion.
Si tous les constructeurs appliqués cela, en serions nous là ?
Alors Solution utopique ou qu’il serait bon de mettre en place ?
Je discutai l’autre jour avec une amie, mère de famille nombreuse qui me faisait part de ses difficultés à s’octroyer des moments de repos dans sa journée de maitresse de maison.